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Genicanthus melanospilos

le Mar 2 Avr - 10:47


Genicanthus melanospilos


1. Présentation



Nom commun: Génicanthe élégant


Nom scientifique: Genicanthus bellus


Autres noms: Ornate angelfish(Eng)


Famille: Pomacanthidés


Tempérament: Relations intraspécifiques : Les Genicanthus paraissent bien disposés à former des couples en captivité. Relations interspécifiques : Indifférent vis-à-vis des autres espèces.


Taille adulte: Moyenne de la longueur standard des mâles :102,5 mm (extrêmes 90-120) ; des femelles : 76,2 mm (extrêmes 61-110) ; des intermédiaires (intersexes) : 96,8 mm (extrêmes 89-108).


Espérance de vie: Inconnue


Origine et répartition géographique: Originaire des îles de la Société, et de Tahiti. Présent aux îles Cocos-Keeling, Turkreef, Guam, et récemment signalés au Tonga. Présent également en océan indien et sur les côes des Philippines d'où l'espèce est exportée depuis 1980 (principale source sauvage de ce poisson). La rareté relative des Genicanthus dans les collections comme dans les exportations destinées aux aquariophiles, a pour principale cause le biotope et le mode de vie des représentants de ce genre. A l'inverse des autres Pomacanthidés, ils évoluent loin du substrat, tout en fréquentant des eaux relativement profondes. Quelques espèces ont été observées entre 10 et 15 m seulement (Genicanthus caudovittatus en mer rouge, Debelius), mais ce n'est qu'à partir de 30 m que ces Poissons sont abondants. Ils affectionnent les tombants verticaux, au voisinage desquels ils chassent leurs proies planctoniques, où dominent des Tuniciers pélagiques, accompagnés d'autres éléments du macro-zooplancton ; dans quelques contenus stomacaux on a aussi trouvé des organismes benthiques, Polychètes, Bryozoaires et algues. Les observations en aquarium confirment ces modes d'alimentation. Les Poissons nagent par paires ou en petits groupes, souvent un mâle avec deux femelles. Les individus en phase femelle (y compris les jeunes qui sont extérieurement identiques) sont en surnombre par rapport aux mâles (Debelius, pour Genicanthus caudovittatus). De rares spécimens en livrée intermédiaire peuvent être aperçus. Ceux-ci, ainsi que l'observation de pariades entre individus en phases différentes, ont été à l'origine de la découverte du dichromatisme.



2. En aquarium



Difficulté de maintenance en aquarium:



Taille minimum du bac: 1 individu pour ± 400 litres


Temps d’acclimatation: Long, principalement au niveau alimentaire


Danger pour les coraux: Aucun


Caractéristiques optimums pour l’eau du bac: Selon le collecteur des spécimens tahitiens, Clem Classen, l'espèce semble préférer les parois verticales, se tenant à 5 ou 6 m de la muraille où elle se nourrit en pleine eau. A la moindre alerte, les Poissons se retirent vers le mur. Un aquarium vaste et bien dégagé est donc souhaitable. Un couple de Genicanthus melanospilos, élevé dans un volume de 8 m3, en témoigne. L'eau sera claire, de bonne qualité et fortement brassée, pour approcher la saturation en Oxygène.


Régime alimentaire: Dès son arrivée en quarantaine, la nourriture peut consister en des proies planctoniques (artémias, copépodes, etc.) et de flocons ou granulés. Ils acceptent, au fur et à mesure, toutes les nourritures de calibre adapté à leur bouche : larves de chironomes, morceaux de néréis, chair de moule, etc. Broute les algues; les épinards sont appréciés. Respecte les coelentérés.



3. Description complète



En Europe, 2 spécimens au moins furent introduits en Allemagne, dès 1974, et présentés à Expo-Zoo (Wiesbaden) par la firme «Tropicarium Frankfurt». Un au moins était en phase mâle (Mayland, 1975). Ces exemplaires, considérés comme appartenant à une espèce inconnue, ce qui était exact, étaient proposés à un prix particulièrement élevé. Deux petits spécimens en phase femelle furent importés de Manille par G. Favé début avril 1980 ; l'un mourut et l'autre fut offert à l'aquarium de Nancy. Un mâle, de même origine, fut remarqué ensuite par J.P. Vasseur, collaborateur de G. Favé, et acquis le 12 juillet 1980.


Toutes les espèces présentent un dichromatisme lié au sexe, généralement si marqué que les deux phases d'une même espèce ont été très souvent prises pour des espèces distinctes ou des variétés.


La description originale de Genicanthus watanabei met pour la première fois en évidence le dichromatisme, puisque l'holotype et le paratype, pris ensemble, sont respectivement une femelle et un mâle, reconnus comme tels par les auteurs qui soulignent la différence des patrons de coloration, mais l'identité des autres caractères. Randall (1975), dans sa révision du genre, rétablit plusieurs couples et fait connaître les phases de deux nouvelles espèces. Une confirmation expérimentale, comportant des élevages en aquarium et des examens histologiques, est due à Shen et Liu (1976), chez Genicanthus semifasciatus (82 spécimens).


Genicanthus a été, établi par Swainson (1839), en raison de son corps plus allongé que celui des genres voisins et de sa caudale semi-lunaire dont les pointes sont prolongées en filaments. Le genre est cependant oublié jusqu'à la révision de Fraser-Brunner (1933) et, même après, quelques auteurs préférèrent revenir à Holacanthus, en attendant les conclusions d'une étude ostéologique. Randall, pour sa part, estime que les caractères externes, le dichromatisme sexuel frappant et le mode de vie peuvent suffire à supporter un genre. Et il en propose la définition suivante (simplifiée et) condensée). Corps modérément élevé (hauteur 1,8 à 2,4 dans LS) et comprimé. Bouche petite, terminale, le maxillaire finissant environ sous la narine antérieure ; dents sétiformes tricuspides, sur 3 ou 4 rangs, relativement courtes pour la famille. 6 rayons branchiostèges, 15 à 18 branchiospines au 1er arc. Pas d'épines operculaires ; l'épine de l'angle postérieur du préopercule est proéminente (moins développée chez les juvéniles) ; préorbitaire avec 4 à 16 petites épines, une ou davantage pouvant être plus développées, sa marge postérieure libre sur le 1/3 ou la 1/2 de la distance de la pointe de l'épine la plus ventrale à l'oeil. Ecailles striées longitudinalement et fortement cténoïdes, celles de la tête et des nageoires beaucoup plus petites que celles du corps ; quelques écailles auxiliaires en certains points ; ligne latérale complète, quoique faiblement développée dans sa partie descendante ; écailles de la ligne avec 2 tubules divergents (1 seul dans la partie descendante et pédonculaire). Caudale émarginée à semi-lunaire.


Il est probable que Genicanthus est issu d'Holacanthus et que ses caractères différentiels sont essentiellement adaptatifs (régime planctonophage, mobilité plus grande). Genicanthus personatus serait alors le type le plus primitif, car de loin le plus voisin d'Holacanthus.


La rareté relative des Genicanthus dans les collections comme dans les exportations destinées aux aquariophiles, a pour principale cause le biotope et le mode de vie des représentants de ce genre. A l'inverse des autres Pomacanthidés, ils évoluent loin du substrat, tout en fréquentant des eaux relativement profondes. Quelques espèces ont été observées entre 10 et 15 m seulement (Genicanthus caudovittatus en mer rouge, Debelius), mais ce n'est qu'à partir de 30 m que ces Poissons sont abondants. Ils affectionnent les tombants verticaux, au voisinage desquels ils chassent leurs proies planctoniques, où dominent des Tuniciers pélagiques, accompagnés d'autres éléments du macro-zooplancton ; dans quelques contenus stomacaux on a aussi trouvé des organismes benthiques, Polychètes, Bryozoaires et algues. Les observations en aquarium confirment ces modes d'alimentation. Les Poissons nagent par paires ou en petits groupes, souvent un mâle avec deux femelles. Les individus en phase femelle (y compris les jeunes qui sont extérieurement identiques) sont en surnombre par rapport aux mâles (Debelius, pour Genicanthus caudovittatus). De rares spécimens en livrée intermédiaire peuvent être aperçus. Ceux-ci, ainsi que l'observation de pariades entre individus en phases différentes, ont été à l'origine de la découverte du dichromatisme.


Dans la clé dichotomique des espèces (Randall, 1975 : 398), fondée en partie sur les caractères du patron de coloration, Genicanthus bellus se trouve au voisinage de Genicanthus lamarck et de Genicanthus watanabei, seules espèces chez lesquelles le patron comprend des bandes longitudinales plus foncées ou plus claires que le coloris de base, la femelle unie de watanabei étant l'unique exception. Les caractères méristiques sont également voisins. Le dichromatisme sexuel est très prononcé dans la couleur et le dessin. Le mâle est violacé (mauve), plus clair du côté ventral. Une bande orangée va du bord postérieur de l'opercule à la base de la caudale, une tache de même couleur à la base de la pectorale et une bande, également orange, le long de l'insertion de la dorsale. La femelle est encore plus contrastée avec, sur fond blanc ou gris, de larges bandes sombres, légèrement obliques, la plus ventrale à reflets bleus violacés, les autres noires, et une caudale largement bordée de noir et finement ponctuée dans sa partie médiane. Randall a consigné des différences de coloration entre les types de Tahiti et les paratypes des Cocos-Keeling, et nos spécimens sont conformes à ces derniers. Le mâle ne présente pas de bordures claires le long de la bande orangée du flanc, la portion épineuse de sa dorsale est jaune, à l'exception d'un liséré bleu clair, enfin, les grandes taches oranges du pédoncule caudal font défaut. Chez la femelle, la bande ventrale est plus large, mieux limitée et de couleur bleue foncée, les nageoires dorsale et anale ayant une bordure jaune rougeâtre (brique) plus importante. Le lien entre ces deux phases fort différentes fut établi en grande partie grâce à l'observation d'un spécimen d'aquarium, importé de Tahiti à Honolulu par la firme «Coral Fish Hawaii», qui débutait son évolution vers la phase mâle. Il mourut malheureusement avant que la transformation soit complète et ne fut pas conservé.



4. Reproduction



Au début de l'élevage, la partie dorsale des flancs est de couleur jaunâtre uniforme ; pédoncule caudal noir, ainsi que les marges dorsale et ventrale de la caudale. Les gonades sont des ovaires. Phase femelle, dite « fucosus ». Chez certains, des bandes verticales sombres apparaissent dans la région dorsale dont la couleur générale s'assombrit ; les marques du pédoncule et de la caudâle s'atténuent. Cette phase de transition comporte des ovotestis (intersexes). Les caractères précédents s'accentuent tandis qu'une bande orange horizontale limite, vers le milieu du flanc, les rayures verticales. Les gonades sont des testicules. Phase mâle, dite « semifasciatus ».


Les spécimens de moins de 80 mm LS, ont des gonades qui renferment des ovocytes jeunes ; parmi les plus grands, les uns ont des ovaires renfermant des ovocytes mûrs et sont des femelles typiques, mais d'autres possèdent des ovotestis dans lesquels la proportion de tissu ovarien et testiculaire est corrélative de l'évolution de la coloration intermédiaire. Finalement, le tissu testiculaire prédomine, tandis que les ovocytes dégénèrent et, lorsqu'il ne reste plus trace de ces derniers, on a à faire à des mâles typiques. Par conséquent, tous les mâles sont le résultat d'une inversion sexuelle et il est vraisemblable que ce processus soit commun à tous les représentants du genre Genicanthus. Ainsi s'explique le passage progressif, au cours de la croissance, de la phase femelle à la phase mâle - qui est plus grande - par un certain nombre d'individus, dans une proportion d'ailleurs inconnue. La durée du processus a été de six semaines en aquarium pour Genicanthus semifasciatus.



5. À noter



Aucune parasitose, sauf un peu de lymphocystis sur des égratignures des nageoires. Les téguments sont solides et l'espèce, à moins d'un affaiblissement dû à une trop forte concurrence alimentaire, doit être robuste. Ceci ne dispense pas d'une sérieuse quarantaine.


Espèce TRES rare et TRES couteuse


Non adapté à un bac récifal et plus géneralement aux bacs à éclairage intense.






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